mardi 8 décembre 2009

Saintélyon : finisher en 10h12'32'' !

La Saintélyon est terminée ! C'est une "drôle" de course qui m'a permis d'aller au bout des mes capacités.
Je suis heureux d'avoir le maillot vert de finisher.

J'ai souffert pour l'obtenir.
Un petit retour en arrière s'impose.

0h00 : le départ est donné avec une météo clémente sans pluie et 6°. Le rythme est lent avec un premier ravito atteint en 2h12.
C'est n'importe quoi pour le ravito n°1 ça promet pour la suite.

Le ravito n°2 (Moreau) apparait enfin au bout d'une heure de plus avec pas mal de montée sur des sentiers déjà boueux.
Cependant, le parcours malgré la boue reste très praticable.
Les ravitos se suivent et se ressemblent sous dimensionnés, mal géré avec un point unique pour les solides et le liquide.
Attention, ce ne sont pas les bénévoles qui sont en cause mais l'orgnaistation qui malgré le nombre croissant de participants n'a pas revu e conséquence la superficie des lieux et le nombre de ravitaillements.
Je me suis entendu répondre qu'il n'y avait plus de salé alors que je ne pouvais plus avaler du sucré. Pour l'eau, c'est pareil !

Il est 4h04 quand je rejoins Sainte Catherine après une descente qui est finalement plus douloureuse que les ascensions pour mes gambettes. Pour l'instant tout va bien !
L'objectif n'est-il pas de terminer cette odyssée nocturne.

Le ravito de Saint Genoux qui fait suite à une périlleuse descente du bois d'Arfeuille arrive en décalé par rapport aux prévisions annoncé au km34, mon GPS affiche alors 36 km.
Je crois que c'est le ravitaillement le plus important car nous sommes à mi-parcours. Hélas, la grange n'est pas l'endroit idéal pour se refaire un physique et un mental.
Beaucoup de coureurs aux visages meurtris avec la couverture de survie sur le dos attendent le rapatriement.
Impossible d'avoir de l'eau mais mes deux bidons me suffiront pour rejoindre le prochain point de ravitaillement.
5h30 se sont déjà écoulées quand je quitte cet endroit.
C'est alors que commence une descente difficile pour les articulations pour que Soucieu en Jarrest apparaisse (c'est une image car il fait encore nuit !) Ce ravitaillement est le dernier qui assure le rapatriement mais je suis bien dans ma tête seules mes jambes et ma cheville gauche semble ne pas en convenir.
Un petit coucou sympa de Jean-Marc au milieu de nul part et de la nuit me revigore.
Quasiment 7h de course et plus d'un semi marathon à parcourir.
J'ai un souci les jambes sont très douloureuses; chaque impact sur le sol renvoie dans mes articulations et mes cuisses un choc intolérable.
C'est mon premier ultra trail et l'objectif est bien de terminer ! Donc je marche plus souvent que je le souhaiterai même sur du plat. C'est ma tactique, m'économiser pour rejoindre Gerland, simple à comprendre.
Heureusement que je ne suis pas seul dans ces moments me remettant à courir sur certaines portions plates ou descendantes quand d'autres coureurs s'arrêtent de courir pour récupérer un peu.

Le ravito de Beaunant arrive au bout de 8h32 d'effort. Je mange du salé et repart doucement avec l'envie de bien finir sur les quais du Rhône.
Cependant le D+ est encore présent dans Lyon avec en plus des escaliers, pavés et autres terrains de souffrance.

Je n'ai plus de souvenir du dernier ravito !? Pourtant, je n'ai jamais eu de moments où le mental n'a pas répondu présent et finalement c'est le physique avec des douleurs récurrentes à chaque foulée qui m'a contraint à mettre de côté l'objectif horaire.

Les quais du Rhône que je connais pour avoir couru aux débuts de ma pratique lors d'une formation professionnelle constitue la dernière longue ligne droite !
Comme je me suis économisé je réussis à courir même si j'alterne la marche pour m'assurer une entrée dans le Palais des Sports.
J'accélère (euphémisme) sur les 500 derniers mètres avec au bout la délivrance de la ligne d'arrivée.
Il est 10h12, je suis épuisé mais je crois que je renouvellerai l'aventure dans quelques temps.


Mis à part les ravitaillements, la course est belle. L'ambiance est particulière, l'impression d'être en dehors du temps avec la nuit comme partenaire silencieuse.
Le parcours est varié même si je ne l'ai pas apprécié sur l'instant préférant me concentrer sur l'objectif.

Sur 5000 partants, seuls 3652 concurrents ont franchi la ligne d'arrivée (27% d'abandons), j'obtiens une 2936ème place anecdotique.
L'important était d'arriver à bon port et en bon état de santé !

Les photos de la course de Maindru



De Saintélyon

1 commentaire:

Guillaume BRESSON a dit…

Bravo Knix,
Performance honorable avec plaisir, c'est bien l'essentielle.
L'origole je l'ai fais sur l'oreiller, le genou ne va pas mieux. Je n'ai pas de douleur à me tordre mais cela me gêne quand je cours.